Pourtant je me suis jamais sentie légitime, comme pas à la place que ce soit à mon + jeune âge à l'Église ou quand j'étais adulte avec mon chaudron...
Je n'étais pas assez catholique pour les chrétiens. Jamais assez sorcière pour la sorcellerie. Jamais assez quelque chose pour appartenir quelque part. J'avais toujours l'impression d'être entre 2 eaux — mystique, profondément connectée, mais appartenant à aucune communauté, aucun groupe, aucune case.
La découverte de l'Inquisition et de la chasse aux sorcières a même créé une vraie fracture avec l'Église. Une colère sourde, une incompréhension profonde : comment des femmes reliées au vivant, à la nature, à l'amour universel avaient-elles pu être brûlées au nom de ce même Dieu ? Ça m'a coupée de quelque chose. Pas de Dieu. Mais de la religion en tant que forme.
En 2024, une hypnose m'a ouvert les yeux : il était temps de relier l'ancrage à la terre à quelque chose de Céleste.
Puis la Turquie est arrivée. Et je suis tombée d'amour pour Dieu. De Dieu vivant, intime, immense. J'ai eu des véritables moments de foi, où je me suis sentie en totale connexion avec le Divin, l'Amour et la Grâce.
On a fait les mosquées, participé aux prières, assisté à une cérémonie de derviches tourneurs : cette danse sacrée de l'homme qui s'élève vers le divin. L'appel à la prière me transperçait le cœur à chaque fois. Et là, quelque chose s'est ouvert. Quelque chose de doux, de profond et d'irréversible.
De retour, j'ai commencé à étudier les sourates. Puis le Nouveau Testament, l'Ancien, les Évangiles. Puis l'hébreu et l'araméen, pour lire les textes à la source. J'ai été profondément touchée par les enseignements de Jésus, par la beauté de ses métaphores, par la radicalité de son message d'amour.
J'ai retrouvé le sanskrit, le bouddhisme, le symbolisme que j'avais étudié dans mon cursus littéraire et en me formant au yoga. Et dans ma tête, les liens ont commencé à se tisser. Les mêmes principes dans la Maât égyptienne et dans le monothéisme. Les mêmes enseignements dans le chamanisme et dans les paroles des Livres. Respecter la terre, c'est honorer Dieu. Prendre soin du vivant, c'est honorer sa création. Tout allait au même endroit.
J'ai déconstruit. J'ai tout posé. J'ai arrêté de chercher la permission d'exister dans ma foi.
J'ai commencé à prier tous les jours, parfois plusieurs fois par jour. Au début maladroitement, parce que je ne savais pas vraiment comment faire. Puis avec des recueils. Puis avec mes propres mots.
La prière est devenue une hygiène vitale. Quand j'ai manqué quelques jours, mon cœur l'a ressenti. Vraiment manqué. Comme on manque de respirer.
Et il y a eu Lourdes. Arrivée presque par hasard, la semaine de l'Assomption. La marche aux flambeaux. Les messes. La beauté de la foi des gens : une foi simple, incarnée, lumineuse. J'ai pleuré de beauté. De grâce.
Du même émerveillement qu'en Turquie, devant des croyants traversés par quelque chose de plus grand qu'eux.
C'est de ce chemin-là qu'est né Le Chemin de l'Unité.
Pas d'une expertise universitaire. Pas d'une appartenance religieuse. D'un chemin intime et libre, où j'ai pioché dans les traditions pour trouver la mienne. Où j'ai appris que tout mène à la même source. Où j'ai découvert que Dieu est trop grand pour tenir dans une seule case.
Je n'ai pas créé cet espace pour t'enseigner ma vérité.
Je l'ai créé pour que tu trouves la tienne.